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Cela fait un petit moment que plusieurs d'entre nous se croisaient sur
un forum dys, nous avions partagé à plusieurs reprises des
discussions intéressantes.
A l'annonce de la création de Dyspraxie -France, nous nous sommes
dit : enfin la cause des dyspraxiques va être entendue, nous sommes
empressées de distribuer leurs plaquettes pour faire connaître
la dyspraxie, nous allions souvent sur l'adresse du site web de Dyspraxie
-France mais toujours rien ! Quelle déception... Nous avons essayé
de proposer notre aide à la présidente de dyspraxie-france
mais il est effectivement difficile de tout concilier (vie de famille,
association, scolarité de son enfant...)
Un jour, j'ai répondu à un appel à témoin
de l'émission les maternelles sur France 5 concernant la médecine
scolaire, mon témoignage leur a plu, il montrait bien le rôle
important du médecin scolaire. Et à cette occasion, j'ai
pu évoqué la dyspraxie visuo-spatiale.
En effet, en oct 2001, se tenait la première équipe éducative
pour mon fils Benjamin, aprés 2 mois de grande section. Tous les
participants exceptés la maîtresse qui faisait le 3/4 de
temps ont jugé que Benjamin n'avait pas besoin d'un accompagnateur
de vie scolaire, car cela l'infantiliserait et ne l'aiderait pas à
devenir autonome , pourtant le médecin scolaire avait un bilan
du neurologue qui précisait bien le trouble de mon fils dyspraxie
visuo-spatiale constructive associé à un nystagmus .
J'avais déjà remis un bilan auparavant au médecin
scolaire qui fait passer les visites en moyenne section, mais apparemment
personne ne connaissait la dyspraxie visuo-spatiale et ses répercussions
scolaires (et personne n'a cherché à s'informer). Le neurologue
avait pourtant spécifié la nécessité pour
Benjamin d'avoir une AVS pour le soulager de toutes les tâches praxiques;
A l'issue de cette réunion, on nous a proposé une orientation
à cause de son manque d'autonomie en CLIS .(il n’y a pas
de CLIS spécifique, ni de CLIS handicap moteur) Quand j'en ai parlé
à l'orthoptiste (qui suit Benjamin depuis qu'il est petit et connaît
son intelligence , sa mémoire , son humour, sa culture...), elle
a été outré car cela ne correspondait pas à
Benjamin.
Capucine venait de naître et on nous a dit que Benjamin refusait
de grandir, que je le couvais trop, il s'est mis à bégayer,
je n'étais plus à l'école pour le soutenir et il
était très fatigué, il n'avait pas envie d'aller
à l'école;
Pourtant, je voyais qu'il progressait, il n'avait eu aucun problème
pour apprendre les lettres, retenir les sons, il commençait à
retenir la comptine numérique, mais je n'avais pas le temps de
le faire travailler à la maison. Le neuropédiatre ne nous
avait pas expliqué les répercussions de la dyspraxie visuo-spatiale
ni au niveau du quotidien ni au niveau scolaire; J'ai alors tapé
dyspraxie visuo-spatiale sur internet et comme beaucoup , en lisant l'article
du Dr Michèle Mazeau j'ai enfin compris mon enfant et d’où
provenait ses difficultés.
Le médecin scolaire m'a alors téléphoné :
elle venait d'assister à une conférence du Dr Mazeau sur
Montpellier, où tous les médecins scolaires du Languedoc-Roussillon
avaient été invité ainsi que certains médecins
du Vaucluse. Elle avait enfin compris le handicap de Benjamin ! qu’elle
a reconnu exactement dans la description de la dyspraxie visuo-spatiale,
et elle nous a alors aidé .
Je n'ai pas pu raconté tout cela en détail au cours de l'émission
, mais j'ai pu parlé de la dyspraxie et à la suite de cette
émission , une enseignante m'a contacté car elle avait un
enfant dyspraxique .J'ai essayé au téléphone de lui
donner des conseils et de lui expliquer ce que j'avais compris de la dyspraxie
et son influence sur les difficultés éprouvées par
son élève. J'ai alors pensé que s'il existait un
site internet spécifique à la dyspraxie ce serait une grande
aide pour beaucoup.
J'ai par hasard contacté le Dr Mazeau pour lui demander un conseil
sur les troubles visuels (amblyopie et nystagmus congénital) associés
à la dyspraxie visuo-spatiale de Benjamin, elle m’a appris
qu’elle se rendait au ministère de la santé pour expliquer
la dyspraxie au conseiller technique de m et que cela serait bien de montrer
des témoignages de personnes faisant ressortir les difficultés
de diagnostic, de prise en charge scolaire et rééducative.
C’est à cette occasion que j’ai contacté beaucoup
d’entre vous : parents et professionnels. Cela montrait la nécessité
d’une association bien organisée
pour faire connaître la dyspraxie et nous avons alors pensé
qu’il faudrait peut être créer une autre association
puisqu’elle celle dont nous étions membre n’arrivait
pas à décoller.
Mon mari m’a alors convaincu de produire le contenu du site et lui
s’occuperait de concevoir le site et de le mettre en ligne. Nous
avons alors passé nos vacances de février+ une semaine à
travailler sur le site. A partir du document du DR Mazeau, et de toutes
mes lectures papier et internet en français et en anglais (mémoire
CAPSAIS, site de Nouvelle –Zélande….) des discussions
avec tous les parents dyspraxiques et surtout avec Eric (enseignant en
clis 4 ) et Patricia (kinésithérapeute ) qui m’a fourni
plein d’exercices et de conseils, j’ai fait une synthèse
que j’ai saisi sur notre portable acheté aux puces informatiques
(quelle opportunité !,pas puissant mais tellement pratique pour
saisir confortablement installée dans le canapé avec une
pile de documents sur la droite et une sur la gauche et autant sur la
table devant) En plus, j’avais une sorte de grippe à ce moment
là.
Cela a été possible car Hervé s’est occupé
de nos 3 loupiots(Benjamin 7 ans et demi, Gentiane 3 ans et demi et Capucine
18 mois) et aussi de transférer la majorité des textes sur
le site . Il a eu la super idée de rajouter un chapeau d’introduction
à chaque page et un glossaire sur la droite (tellement mieux pour
se retrouver dans le site et pour la lisibilité mais cela a rajouté
beaucoup de travail !)
Les amies rencontrées sur Motamot étaient d’accord
pour créer l’association ( Solange/Catherine, Nathalie/Batel,
Laurence (Lolo) Patricia ), Nathalie et Bernadette recontrées sur
le Site Québecois nous ont rejoint ainsi que Catherine (Katsou)
rencontrées par hasard à la CDES de Nîmes !
Laurence(notre secrétaire) a déposé les statuts à
la préfecture de Nîmes en mars et notre association a paru
au journal officiel en
Le site serait le site de l’association, Bernadette avait crée
une liste dyspraxie chez Yahoo et attendait de pouvoir trouver des interlocuteurs,
vous avez été beaucoup à vous inscrire : parents
et professionnels ; Nous sommes presque une centaine à la rentrée
de septembre. Merci à tout ceux qui participent et à tous
ceux qui nous lisent. Merci aux professionnels qui nous répondent.
Ce forum est aussi là pour que les enseignants, psychomotriciens,
ergothérapeutes, orthophonistes échangent des informations.
N’hésitez pas à le faire.
Le site dyspraxie.info s'appuie sur les travaux du Dr Michèle
Mazeau médecin de rééducation. Les informations présentées
sont une synthèse :
- de documents fournis par le Dr Mazeau
- de mes lectures : livres et mémoires(CAPSAIS)
- de mes recherches sur internet (français et anglais) ,
- des conversations :
- avec des parents d'enfants dyspraxiques,
- avec des enseignants qui accueillent des enfants dyspraxiques
(merci Eric, Guy..),
- avec des professionnels : médecins, ergothérapeutes,
psychomotriciens, orthophonistes, psychologues...et personnes concernées
par l'intégration scolaire. (merci au SESSAD de Nîmes
qui le premier a su nous expliquer ce qu'impliquait la dyspraxie
et nous a remonté le moral en nous montrant qu'une intégration
scolaire était possible avec des adaptations.... )
Ce site existe pour tout les parents et amis d'enfants
dyspraxiques, il ne demande qu'à s'enrichir grâce à
vos témoignages, informations, critiques ou commentaires.
N'hésitez pas à participer
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