| Thomas à l'émission "ça se discute" |
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| Chère Françoise, et amis Fantastiques, Vous désiriez connaître mon expérience à la télévision : Voici ce dont je me souviens après avoir vu l’émission entière. Nous avons pris le TGV à Nîmes, après avoir pris Arnaud, pour aller à la Gare Montparnasse (Je crois). Le voyage s’est déroulé sans histoire. Ensuite, un taxi nous a pris pour aller à la maison de la radio. Nous y sommes entrés. Il y avait des photos accrochées aux murs représentant des stars et tous signés Télé 7 Jours. On nous a accueilli chaleureusement et conduit dans une loge où était marqué le signe « Thomas ». Là, nous avons regardé l’intéressant épisode de « L’Instit » sur une petite télévision. Au milieu du film, on m’a appelé pour que je sois maquillé. On m’a conduit vers une salle remplie de monde qui maquillait plusieurs personnes. Je pensais que ça allait prendre longtemps mais tout ce qu’ils m’ont fait, c’était me mettre de la poudre et me « repeindre » un peu le visage pour que celui-ci ne brille pas devant les caméras. Ensuite, on m’a coiffé un peu. Mon prédécesseur n’était autre que Chloé, la fille aux tics et aux TOC, mais je ne le savais pas encore. À mon retour, j’ai continué à regardé le téléfilm. À la fin, Arnaud et les autres sont passés eux aussi chez le coiffeur et le maquilleur, puis, sur le plateau. Un peu plus tard, j’ai été appelé pour attendre, dans une espèce de bar, que l’on m’appelle pour venir sur le plateau. Il y avait un grand écran et j’ai pu voir les autres monter dans le public. Je ne sais pas combien de temps j’y ai passé mais on m’a appelé une nouvelle fois pour y aller. En arrivant sur le plateau, j’ai été étonné du nombre de gens qui y assistaient. Lorsqu’on regarde à la télévision, ils ne semblent pas aussi nombreux. J’ai également vu que tous les autres invités, à peu près, étaient là. Je me suis assis dans le fauteuil que l’on m’avait indiqué. J’étais à côté de Chloé et d’Amandine, la fille qui avait la phobie scolaire. On m’avait également mis un micro dans la chemise, comme pour les autres. Entre-temps, la mère de Julien présentait à son fils les autres témoins, moi y compris. Il m’a tout de suite était sympathique. J’ai discuté avec Amandine à propos de nos problèmes, de nos intérêts. Après une dizaine de minutes, je crois, Jean-Luc Delarue est apparu. Il a immédiatement tourné la bande-annonce de la soirée continue, tout en nous présentant, puis a commencé l’émission. J’étais très content et, intérieurement, excité. Il a également présenté le chanteur Louis Chédid, père de M. (Pour un invité célèbre, il n’a pas été très bavard mais très attentif.) J’ai été la première personne à qui il a parlé avant de se plonger dans le sujet. J’ai été amusé parce qu’il avait prononcé « Dysfraxie » au lieu de « Dyspraxie ». Bien sûr, j’ai corrigé. Il a ensuite parlé aux autres avant de se plonger dans le sujet. Une autre situation amusante était celle de Karl. Au moment où sa mère disait qu’elle préférait parler de ce qui n’intéressait pas son fils, pour je ne sais plus quelle raison, il a éternué sur le livre de Karl (« Sur La Terre Des Dinosaures. ») Bizarrement, au montage, ils ne l’ont pas coupé. Le premier reportage complet a été celui de Julien. Il m’a attiré beaucoup de compassion et j’ai pensé que ses parents étaient bons mais n’utilisaient exactement les bonnes méthodes. (Quand sa mère lui avait dit : « Il y a deux Juliens. Un gentil, un méchant », j’avais envie de lui dire, après, sur le ton de l’humour : « Attention à ne pas trop dire ça ou il va devenir schizophrène aussi bien qu’hyperactif, ce qui ne serait pas un bon mélange. ») Et une autre chose amusante était que la sœur de Julien, dans le reportage, lui avait dit qu’il était un agitateur ! (« Un agitateur est comme Lénine ou Gandhi, c’est quelqu’un qui provoque des troubles politiques ! » Avais-je envie de dire) Mais j’ai pensé qu’elle exagérait un peu : On aurait dit qu’elle s’adressait à quelqu’un qui voulait lui vendre un aspirateur ! J’ai été surpris de voir l’actrice d’Aurélie dans « L’Instit » faire partie du public et également surpris de voir à quel point elle avait changé. Le reportage de Karl était également intéressant. Avec toutes ses connaissances sur les Dinosaures, il avait de quoi faire une encyclopédie entière ! Pendant les reportages, je commentais ce qui se passait avec Amandine ou la mère de Chloé. J’ai ensuite écouté avec attention ce que disait la grand-mère d’Aurélie sur Aurélie et ce que disait Amandine sur la phobie scolaire, ainsi ce que disait le pédopsychiatre Bernard Cazenave sur tous ces problèmes. J’ai parlé après Karl (qui s’est montré très mature), mais j’ai été choqué par la façon dont ma voix muait sans que je ne m’en rende compte. Après cela est venu un intéressant personnage : Bertrand de Coubenhove. J’ai aimé la façon dont il s’exprimait, même si son problème (Les « bip », les « bop »…) faisait un peu drôle au début. Karl avait du mal à se retenir de rigoler mais M. De Coubenhove a dit qu’il ne prenait pas ça mal du tout, tant qu’il était sûr que ce n’était pas de la moquerie. (Après tout, on ne cessera jamais de faire des films ou des sketchs sur les durs d’oreille ou les myopes mais ce n’est pas de la moquerie.) J’ai été heureux de la façon dont il m’avait complimenté en me disant que j’avais raison de tourner le dos aux moqueurs (qui sont aujourd’hui reconvertis) et j’ai été encore plus heureux quand, à la fin, Louis Chédid en personne avait dit qu’il avait été impressionné par mon histoire. Manon, la fille qui ne voulait pas grandir, était intéressante mais ce n’était pas entièrement de sa faute si ça continuait. La coupable était sa mère qui se laissait trop faire. J’espère que ça va mieux maintenant. Chloé était très bonne aussi et j’espère pour elle, comme pour tous, que ça va mieux. Un seul reproche : Ils ont passé trop de temps sur Julien qui, il est vrai, était amusant avec son air de petit diablotin et ils ont un peu laissé Chloé à l’écart. À la fin, j’ai même été complimenté par Marie Béraud, la fameuse actrice d’Aurélie et une seconde fois par Louis Chédid. Au final, ce fut une expérience inoubliable dont je me souviendrai toujours. C’est la fin du début pour les améliorations et le début de la fin pour les problèmes. Je suis très reconnaissant à Jean-Luc Delarue. Au revoir ! Thomas.
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© Dyspraxique Mais Fantastique 2003 |