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| Témoignage d'Aileen | ||
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Cet article est paru dans un journal Irlandais – The Impartial Recorder, le 7 juillet. Considérée comme étant idiote par ses professeurs, et punie constamment pour sa stupidité, Aileen Quinton est en fait une des personnes les plus intelligentes qu’on puisse rencontrer. Elle fait partie des 2% de la population ayant un QI très élevé. Pourtant, elle se perd dans les rues de sa ville natale et ne peut conduire une voiture. N’importe quelle simple tâche quotidienne se révèle particulièrement difficile (entraînant d’intenses frustrations). Cependant, elle peut résoudre des problèmes très complexe que la plupart des gens ne peuvent résoudre. IL y a 2 ans, à l’age de 43 ans, Aileen a découvert qu’elle souffrait d’un trouble spécifique d’apprentissages depuis son enfance. Lundi, 7 juillet, elle s’est rendu au parlement ‘House of Commons’ pour leur parler de la dyspraxie. Dans cet article, elle se rappelle ses propres expériences et met en évidence certains des symptômes dans le but d’aider parents, enseignants et médecins. « A l’age de 43 ans, j’ai découvert que j’avais été handicapée pendant toute ma vie. Mon handicap s’appelle la dyspraxie, une pathologie que je ne connaissais pas avant d’aller passer une évaluation il y a quelques mois. » Dit Aileen. « Mes principaux problèmes sont : « Je n’ai pas la moindre idée où se trouve Irvinestown ou Linaskea sur la carte de Fermanagh ou quelle route il faut prendre pour s’y rendre à partir de Enniskillen. Je pourrais aisément me perdre si je ne suivais pas exclusivement la rue principale. Je n’en suis pas fière mais c’est pour moi une vrai libérté de pouvoir admettre mes difficultés. » dit-elle en souriant. Ma mère me dissuadait de faire de la pâtisserie : « Tu peux acheter ces choses ma chérie ! » Je dois probablement être une des seules femmes d’origine Ulster-Scots à faire cela. « Ce n’était pas que je ne pouvais pas faire de la pâtisserie. Contrairement à beaucoup de dyspraxiques, j’en étais capable mais ma mère redoutait le désordre que j’allais mettre dans sa cuisine. C’était une des personnes les plus organisée de mon entourage. Bien que très patiente, elle a dû se demander à plusieurs reprises comment avez-t-elle pu engendrer un tel désastre. « Je me souviens de l’école primaire comme une lutte pour déterminer les règles dans le but d’éviter des punitions. Je n’ai jamais très bien compris pourquoi on me punissait. Ce n’était pas parce ce que j’ai délibérément semé le trouble. J’avais même peur de mes professeurs. Il me semblait qu’ils étaient des gens cruel qui disaient des choses incompréhensibles et me battaient. » Aileen se souvient. « Je possédais, et possède toujours, une façon de raisonner qui est très logique, et je deviens très désorientée quand les autres ne sont pas logiques. Avant je passais beaucoup de temps à me torturer l’esprit en essayant de comprendre les choses qu’on me disait, tout en me culpabilisant pour ma stupidité si je n’y arrivais pas. Quand les résultats de 11-plus ont été publiés, mon professeur de P7 nous a demandé de s’aligner autour de la salle de classe dans l’ordre de nos résultats aux examens. On a demandé à tous ceux qui avaient réussi le 11-plus de se lever la main. Le 11-plus comportait un test de QI alors j’ai réussi. Il y avait une marée de mains levés devant mais j’étais à l’arrière et il n’y avait personne près de moi avec la main levée, » se souvient-elle. «Je fréquentais le Collegiate Grammar School et au terme de la première année j’étais classée dans le groupe le plus faible, suite aux résultats des examens. Je n’avais pas l’autorisation de suivre des cours de Latin, Physique Chimie ou Biologie en deuxième ou troisième. Quand le moment est venu de choisir les cours pour les O-levels, j’ai réussi à suivre les cours de physique et chimie, et puis ayant le O-level en physique j’avais quelque chose à ajouter à mon O-level en maths et ceci m’a permis d’entrer à l’université de Queens et d’en sortir avec un BSc et deux MScs. « L’année de mon MSc en maths était la plus facile de ma vie. J’ai développé un théorème. Ceci est ironique car je me souviens d’avoir entendu si souvent quand j’étais enfant que je ne semblais pas pouvoir faire les choses les plus simples. Ceci est toujours vrai, mais cela ne signifie pas pour autant que je ne puisse faire des choses difficiles. » Explique Aileen. Je croyais que mes difficultés provenaient de ma paresse et si je faisais plus d’efforts les choses iraient mieux. A l’age de 43 ans j’ai découvert que j’avais gaspillé mes efforts et qu’au lieu d’essayer de maîtriser des choses pour lesquelles j’étais nulle, je devrais me concentrer sur mes atouts. «Bien qu’il est dommage que je n’aie pas bénéficié d’une évaluation durant l’enfance ce qui m’aurais donné un meilleur chance de gérer ma condition et d’explorer mes forces, j’ai plus de chance que certains car j’ai découvert quelques points forts. Mon souci est que trop de dyspraxiques souffrent dans l’ignorance, essayant et échouant toute leur vie dans la maîtrise des tâches élémentaires (basiques), et n’ayant jamais l’occasion, (ou n’ayant plus suffisamment l’énergie de découvrir leur rares et souvent étonnant talents » dit-elle. La dyspraxie, connue aussi sous le nom de Developmental Co-ordination Disorder (DCD), est une pathologie neurologique, généralement associé à une maladresse et un manque de dextérité manuelle. Elle fait partie de la famille des troubles spécifiques des apprentissages : difficultés qui comprennent également la dyslexie et le déficit d’attention avec ou sans hyperactivité et on pense qu’au moins 7% de la population en est affecté, modérément ou sévèrement. Les dyspraxiques souvent trouvent les tâches journalières telles que conduire, les tâches ménagères, la cuisine, la toilette, et l’organisation des finances personnelles très difficile. Se débrouiller au travail peut aussi être compliqué. Les Dyspraxiques ont généralement plusieurs
problèmes au niveau : - de la motricité fine (i.e. difficultés d’orthographe, en artisanat, ainsi qu’une tendance à laisser tomber des objets) difficultés de parole et du langage (on parle trop fort ou trop doucement et on manque de contrôle sur le tonalité), cognition – interprétation des sens (i.e. sous ou sur sensibilité à la lumière, le toucher, et les sons, difficultés pour juger les distances et la vitesse). - Apprentissage et de la mémorisation (planifier et rédiger, suivre et réaliser une séquence d’instruction, etc.) La dyspraxie peut aussi affecter l’habilité d’organisation (la concentration, la capacité d’apprécier le degré d’importance d’une tâche (estimer ce qui est prioritaire) , la planification, , et l’intégration sociale (i.e.il n’arrive pas à écouter en groupe, à déchiffer le langage corporel, il fait des commentaires inappropriés, il peut avoir des phobies et avoir un comportement « maniaque »). Beaucoup de dyspraxiques ne sont pas conscient de cette condition, ni qu’ils en souffrent. Beaucoup d’entre eux adoptent une certaine attitude, de manière consciente ou inconsciente, pour masquer ou surcompenser leurs difficultés depuis la naissance. Beaucoup de dyspraxiques peuvent souffrir de problèmes de santé mentale, y compris angoisse et dépression et certains terminent avec des problèmes d’abus d’alcool ou drogues qui peuvent également masquer leur état. On pense qu’il y a un taux plus élevé de suicide et de sans abris parmi les dyspraxiques. Souvent des dyspraxiques sont les victimes de persécution (maltraitance) Les professions médicales connaissent peu la dyspraxie chez les adultes dyspraxiques. Il est quasiment impossible pour un adulte d’être évalué à moins d’aller dans « le privé ».(Irlande) Si la dyspraxie n’est pas constatée assez tôt, des enfants qui sont intellectuellement capables quitteront l’école sans qualifications. Ceux qui ne possèdent que peu de qualifications seront obligés d’essayer de gagner leur vie dans les boulots exigeant une habilité manuelle qu’il maîtrise mal. Quand ils arrivent à garder un emploi, à moins de recevoir soutien et suffisamment de possibilités pour pouvoir se concentrer sur leur talent souvent rare et hautement développé, "ils risquent de sombrer dans un puits de désespoir. » Beaucoup ont des difficultés pour atteindre leur potentiel souvent considérable. Le lieu du travail est élaboré suivant les besoins/caractéristiques des non dyspraxiques, i.e. bureaux ouverts sans écrans pour réduire les distractions et l’on attend de lui habilité administrative/organisationnelle. Les dyspraxiques ont quelque chose de spécial à offrir. La Dyspraxie est souvent liée à la créativité, ils pensent de manière différente et ont des facilités au niveau stratégie et offrent donc des talents recherchés par les entreprises.. Souvent le fait qu’ils doivent vivre avec un tel handicap fait des dyspraxiques des bons travailleurs, déterminés et ayant de la compassion. Plus d’informations sont disponibles sur le site www.dyspraxiafouundation.org.uk
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2003 |