Isabelle
L.B, maman d’un jeune adolescent de 16 ans, Valentin B. Nous
habitons près de POITIERS (86)
Témoignage d’une histoire singulière, chaque
individu étant encore singulier, peut-être plus pour
longtemps à l’heure du clonage… Plus de différence,
tous pareils, tous performants de préférence …
les dyspraxiques n’auront plus raison d’être,
comme bien d’autres handicaps.
Vaste débat de société…. Comme le reprend
le nom de l’Association DYSPRAXIQUE MAIS FANTASTIQUE, je ne
sais pas si le fait d’être dyspraxique est fantastique,
mais ce qui me semble essentiel et peut-être fantastique c’est
bien la différence des êtres humains, et la tolérance
que cela nous demande pour vivre ensemble et s’enrichir mutuellement.
Quoi dire de l’histoire de Valentin, notre fils aîné
qui a 16 ans et qui avec lui avons découvert la dyspraxie
il y a maintenant 12 ans.
Tout petit, il était beau parleur, adorait jouer au ballon,
n’aimait pas les puzzles, les jeux de manipulation fine, on
voyait bien qu’il n’avait pas un sens de l’observation
visuelle très développé, mais cela ne nous
paniquait pas plus que cela.
A 2ans1/2 , il est scolarisé et là très vite
l’école nous signale un problème. Alors un parcours
sinueux commence.
Psychologue scolaire, séances de psychomotricité,
pédo-psychiatre, neurologue … pour s’entendre
dire au bout 1 an que les difficultés ( dyspraxie visuo-perceptive
constructive) de Valentin poserait un problème pour accéder
au CP.
Surpris de ce diagnostic, nous nous sommes dirigés vers l’Hôpital
SAINTE ANNE à Paris pour rencontrer le Professeur BERGES
et son équipe et plus précisément Madame CLAIRE
MELJAC, psychologue. Ces consultations nous ont été
d’un grand réconfort et de bons conseils. L’équipe
préconisait donc un suivi thérapeutique + une scolarisation.
Valentin a donc été scolarisé à mi-temps
du CP au CM1 inclus et l’autre mi-temps il était conduit
à l’hôpital pour un soutien psychologique, psychomotricité,
soutien scolaire et éducatif.
En CP, l’instituteur est très intégrant et a
bien compris qu’il ne fallait pas se vocaliser sur l’écrit,
mais privilégier l’oral, les photocopies et l’utilisation
de l’ordinateur à petite dose comme outil . La mise
en place d’un projet individuel d’intégration
avec la CCPE de POITIERS et la CDES, nous a permis l’attribution
d’une Allocation d’Education Spéciale et nous
avons donc acheté son premier ordinateur.
La lecture est bien acquise en fin d’année de CP.
Il a redoublé son CE2, cela lui a permis de se poser un peu,
car il court toujours après le train, à force cela
est épuisant.
C’est un garçon très volontaire, qui travaille
énormément pour être comme les autres car la
différence c’est pas facile à vivre et c’est
même embêtant lorsque l’on est enfant et que l’on
ne comprend pas trop bien ce qui se passe. La faute à qui
? pourquoi je suis comme cela ? c’est pas évident pour
avoir confiance en soi ? et avoir une bonne image de soi ?
Puis en CM2, changement d’école, l’instituteur
était trop en difficulté avec les difficultés
de Valentin, alors là un conseil ne pas insister. Il a changé
d’école, de camarades mais il ne se décourage
pas, il a compris qu’il devait se « battre » pour
y arriver.
Passage en 6ème, nous le préparons avec le collège
(en juin nous passons plusieurs matinées pour ajuster l’orientation
6ème normale ou 6ème SEGPA) Une 6ème normale
semble mieux correspondre car l’apprentissage manuel, c’est
pas son truc.
A la rentrée, aucun professeur n’est prévenu
de l’arrivée de Valentin et de sa particularité,
problème d’information… Dommage, Valentin «
souffre » feuille déchirée car écriture
jugée sale malgré tous les efforts. Cela est un détail
parmi tous , vous les connaissez pour en avoir vécus.
Donc, toujours le même mot d’ordre NE PAS SE DECOURAGER,
et DONNER L’INFORMATION, aux professeurs et après cela
va mieux.
Fin de l’année scolaire, Valentin est épuisé,
il prend ses cours manuellement ce qui lui demande des efforts que
nous parents avons du mal à estimer.
Nous demandons le redoublement pour assurer ses acquis mais cela
est refusé dans un premier temps par le Proviseur, elle pense
que cela servira à rien , il ne sera pas meilleur même
si il redouble…
Nous, les parents nous le connaissons, nous savons qu’il lui
faut du temps, mais pour l’Education Nationale, 2 ans de retard
c’est trop en 6ème…. Après maintes démarches,
Valentin peut refaire une 6ème , cela se passe bien. Il prend
confiance.
Bonne 5ème, bonne 4ème ;
Aujourd’hui, il prépare son entrée en 3ème.
Et nous pensons qu’il doit maintenant privilégier la
prise de note à l’aide de l’informatique.
Après les conseils d’une ergothérapeute nous
essayons l’encodage avec l’AlphaSmart.
L’intérêt de l’Alpha smart est son prix
600 euros, sa robusté, et moins attrayant pour les voleurs.
Le prix des portables étant en baisse cela est-il intéressant
?
Ce qui est sûr c’est que l’encodage est une technique
un peu complexe mais qui gagne du temps de frappe.
Valentin reste à la disposition des jeunes dyspraxiques qui
souhaitent échanger avec lui sur leur vécu et leurs
passions malgré leurs difficultés.
Valentin a un frère Simon de 14 ans, lui est intéressé
pour échanger avec d’autres frères et sœurs,
car c’est pas toujours simple d’avoir un frère
« maladroit des deux mains ».
Voilà c’était un 1er témoignage, pas
facile de faire cours, pour plus de détails vous pouvez nous
contacter Jean-Pierre et Isabelle L.B
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l’AlphaSmart i est un clavier (vendu par PROTEOR –
6 rue de la redoute, ZI st apollinaire, BP 37833 – 21078
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en se connectant sur un ordinateur
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