parents
de Simon 18 ans, (11/1985, non prématuré, 2ième
d’un fratrie de 3, présentent les grandes lignes de
leur" vécu de parent dyspraxique"
En classe maternelles,
Simon éprouvait des
difficultés dans le graphisme , l’écriture et
la coordination de ses gestes.
Une prise en charge a été effectuée dans le
cadre du réseau scolaire (psychorééducateur,
psychologue)
Il a suivi un CP d’adaptation
qui lui a permis de réintégrer l’année
suivante le cycle normal qu’il continue, non sans difficulté,
à suivre.
Il a obtenu le Brevet des
Ecoles après doublement de la troisième. Il est actuellement
en 1ère littéraire et se prépare à passer
le Bac français.
La dyspraxie de Simon a été dépistée,
à l’occasion d’un bilan neurologique, que nous
avons sollicité en mars 1988, il avait donc 12ans et demi
!
Pendant ces douze années, notre fils a été
suivi 2ans dans un CAMSP (centre d’action médico social
précoce) puis par un pédopsychiatre sur Paris qu’il
a continué à rencontrer jusqu’en 2000. Aucune
rééducation n’a été proposée
avant 1988.
Le bilan pratiqué au centre Bois Larris à Chantilly
avec le Dctrs Gouraud et Picard, a révélé une
dyspraxie sévère, de type visuo-spatiale, avec dissociation
de 50 points entre QI verbal et QI performance. Ce diagnostique
nous a été confirmé par le Pr Berquin , neuro
pédiatre à Amiens (80) . Les articles du Dr Michèle
Mazeau, découvert sur internet, nous ont permis de mieux
comprendre cet handicap.
Actuellement Simon est suivi par une orthophoniste très compétente
sur Senlis et voit régulièrement un psychologue. Nous
pensons que l’aide psychologique apporte un soutien dans la
souffrance morale que notre fils vit au travers de son exclusion
scolaire, voir en partie sociale.
Le travail, la persévérance, la curiosité,
l’intelligence de Simon ont permis ce cheminement , mais nous
aimerions qu’il ne s’interrompe pas là. Pourtant
les obstacles sont de plus en plus difficiles à franchir.
Rien n’est fait pour le dyspraxique dans les programmes scolaires
, encore moins lors des examens, il ne suffit pas d’accorder
un tiers de temps supplémentaire à un enfant dont
l’handicap n’est pas seulement sa lenteur mais son impossibilité
à structurer l’espace à deux dimensions, l’espace
de la feuille ; un schéma non compris ne demande pas de temps
supplémentaire, mais une explication complémentaire
! Et pourquoi sanctionner un élève dont les connaissances
verbales sont par ailleurs excellentes ?
Des mesures visant à garantir l’avenir de nos enfants
sont évidemment capitales.
Voici résumé une partie de la vie de Simon, qui malgré
tout cela reste un garçon adorable, communicatif, plein d’humour
et d’attention, toujours prêt à rendre service.
Notre prochaine angoisse concerne son orientation même si
le secteur des langues semble le plus appropriée actuellement.
Alain et Ghislaine Jullien
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