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Bonsoir,
Lionel a 11 ans. IL est en CM2 et passe en 6ème.Lorsqu'il était
au CE1, il n'effectuait que très peu d'exercices demandés
par la maîtresse. Celle ci avait remarqué que Lionel excellait
dans les exercices à trous. Elle était très attentive
à ses acquisisitions en les évaluant par les quelques exercices
produits et par sa participation active et de qualité à
l'oral sans s'attacher à sa grande lenteur, à son très
mauvais graphisme et à ses difficultées de concentration
qui apparaissaient souvent après des productions écrites
ou lorsque la classe était particulièrement bruyante.
AU CE2, la demande de production est effectivement plus importante. Mais
en ayant connaissance de la dyspraxie, l'instituteur peut être moins
exigeant sur la qualité du graphisme et la quantité des
exercices effectués, le principal étant pour l'élève
d'avoir compris la leçon et de savoir l'appliquer . Le recours
aux exercices à l'oral est alors essentiel.
Si pour Lionel le CE2 a été plus difficile,c'est parce que
le diagnostic de dyspraxie n'avait pas encore été posé
(il l'a été lorsque Lionel avait 10 ans soit au CM1). La
maîtresse ne comprenait pas et n'acceptait pas que Lionel ne produise
pas plus d'exercices. Elle a également refusé de le laisser
devant plus de quelques semaines parce que c'était "à
chacun son tour". Toutefois à la fin de l'année le
passage en CM1 était acquis car ce qu'il produisait était
d'un bon niveau.
En CM1, Lionel a effectué une bonne année. Notons que si
nous n'avions pas alors connaissance de sa dyspraxie nous avions cependant
été orientés vers une orthoptiste au début
de son CM1et l'efficacité des séances a rapidement agit
sur le travail scolaire de Lionel. DE plus Lionel a pu rester toute l'année
au premier rang, il avait comme deux autres élèves plus
de temps pour faire ses exercices. La maîtresse avait permi à
Lionel de copier ses poésies à la maison, ce qu'il pouvait
alors faire en plusieurs étapes car cela le fatiguait énormément.
Cette année,l'instituteur est également très à
l'écoute des difficultés de Lionel d'autant plus que le
diagnostic est là, le médecin et la psychologue scolaires
sont intervenues pour les lui expliquer.Un contrat d'intégration
a été mis en place.
Au sujet de la géométrie, le niveau de Lionel progresse
plus lentement. La reconnaissance et surtout la reproduction des formes
ont été laborieuses mais il y arrive de plus en plus .
Lionel écrit mieux et plus qu'il y a 3 ans. Mais les efforts de
concentration que cela lui demande réduit la qualité de
ses productions en orthographe et même dans leur contenu. Lionel
s'exprime à l'oral et ce depuis toujours avec un vocabulaire très
recherché et cela ne se retrouve pas dans ses écrits. Nous
venons de faire une demande d'ordinateur pour le passage en 6ème
sur les conseils du neuro-pédiatre et du médecin scolaire.
ChristineL
C'est lors d'une hospitalisation au centre hospitalier d'A. que le pédiatre
nous a orientés vers le docteur A neuropédiatre .La raideur
des jambes de Lionel lui faisait penser à une maladie neurologique.
Le docteur A.a diagnostiqué une dyspraxie visio-spatiale et dysgraphie
associé à une spasticité, d'étiologie indéterminée.
Lionel suit des séances d'orthophonie, de kiné. Il fait
une pose quand aux séances d'orthoptie. Il est parfois à
saturation de tous ces déplacments, ces obligations qui s'ajoutent
à l'école et les devoirs .Depuis peu il rencontre également
un ergothérapeute. Enfin, il voit une psychologue parce que ses
relations avec les copains sont souvent compliquées.J'ai été
trés intéressée par les données sur les problèmes
de comportement expliqués site. J'aimerai pouvoir en discuter avec
d'autres parents d'enfant dyspraxique. En fait j'aimerai parlé
de tout ce qu'implique cette maladie avec d'autres parents.
Christine
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