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Bonjour à tous,
Voici mon témoignage du parcours de Léo, né
en 94.
1997-1998 maternelle Dès la maternelle
les maîtresses avaient observé des difficultés d’ordre
psychomoteur (coller les gommettes en 1ère année, marcher
sur une poutre, coloriage en 1ième ou 2ième année…)
;
1999-00 maternelle J’ai accepté une proposition
de rééducation psychomotrice en CMP (centre médico
psychologique) en 3ième année de maternelle. De plus, j’ai
vu que Léo avait du mal à écrire, j’ai demandé
à ce qu’il bénéficie d’une rééducation
avec une orthophoniste en libérale.
2000-01 CP Au CP, on s’est aperçu que Léo
avait du mal dans l’apprentissage de la lecture et l’orthophoniste
l’a donc aidé aussi sur ce domaine…. Léo arrivait
à écrire avec une forte concentration, mais cela n’était
pas reproductible dans le cadre de l’école. Face à
ces difficultés, Léo a consulté un kinésiologue.
Mais ce kinésiologue comme l’orthophoniste ne comprenaient
pas les difficultés de Léo et n’avaient pas rencontrés
de cas semblables.En fin de CP, le directeur de l’école nous
a proposé de rencontrer le médecin scolaire. Ce dernier
nous a dirigé vers le SESSAD (Service d’éducation
spécialisé à domicile). J’ai décrit
les difficultés de léo et la directrice a fait passer le
dossier de Léo en CDES (commission départementale de l’éducation
spéciale).
2001-02 CE1 Léo a donc pu bénéficié
d’une prise en charge par le SESSAD et parallèlement ils
nous ont envoyé consulter un neuropsychologue à Lyon en
Janvier 2002. Ce médecin a observé des signes neuropsychologiques
et a prescrit un IRM cérébral.Entre temps j’ai obtenu
un rdv à l’hôpital Bicêtre, dans le service du
docteur Catherine Billard. C’est là en Juin 2002 que le diagnostique
de Dyspraxie a été posé, avec d’emblée
la demande d’ordinateur pour permettre de rendre Léo indépendant
à l’école.En juin 2002, l’IRM cérébral
a révélé une malformation de Chiari qui sera opérée
en septembre 2002. nous étions tous dans l’attente de savoir
si il y avait des liens de causes à effets entre cette malformation
et la dyspraxie : la réponse est non.
2002-03 redoublement CE1 Depuis le diagnostique de la
dyspraxie tout s’est mis en place :- vis-à-vis du neuropsychologue
de Lyon : elle a reconnu la dyspraxie et a appuyé toutes les démarches
vis-à-vis du SESSAD- vis-à-vis de l’école :
nous avons obtenu l’ordinateur portable en moins d’un mois
( !)- vis-à-vis du maître : il a pu prendre conscience des
adaptations nécessaires pour Léo (temps supplémentaire
pour les contrôles, privilégier l’oral, les photocopies…)-
entre tous : des réunions de coordination entre le SESSAD, le maître,
le directeur de l’école et moi-même faisant le point
sur les acquis de Léo et sur ce qui reste à mettre en place.Lors
d’une de ces réunions, face au manque de disponibilités
du maître pour aider Léo sur la manipulation de l’ordinateur,
la directrice du SESSAD a suggéré de faire une demande d’AVS
(Aide à la vie scolaire).
2003-04 CE2 Depuis 2003-2004, c’est l’éducation
nationale qui prend en charge et gère les AVS et nous avons bénéficié
d’un mi-temps pour la rentrée en CE2.L’AVS est un élément
déterminant pour la scolarité de Léo ; il peut enfin
montrer ses vraies capacités dans les apprentissages scolaires
car l’AVS pallie à toutes ses difficultés d’ordre
praxiques. Concrètement :- elle écrit sous la dictée
de Léo lors des contrôles- elle palie au retard de prise
de notes lors de dictées (elle répète la dictée
en décalé)- elle fait les photocopies- elle aide Léo
sur l’ordinateur- elle aide Léo lors des devoirs à
l’étudeDepuis Léo est libéré au sens
littéral et son bulletin reflète ce changement radical :
« les progrès continuent ; Léo met en place une attitude
plus efficace face au travail. Le « par cœur » et l’organisation
nécessitent encore la présence de l’AVS dont l’encadrement
lui est particulièrement bénéfique. »
Nous préparons maintenant la rentrée en CM1 en demandant
une AVS à temps plein et en essayant d’obtenir le même
maître !
Nous nous interrogeons sur son avenir à moyen terme
(le collège) et son avenir professionnel.
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