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J'ai un enfant dyspraxique : il s'appelle Alexandre et il aura 6 ans le
30 décembre.
J'ai découvert votre site (après quelques
recherches sur Internet) il y a quelques jours seulement ; en lisant les
manifestations possibles de la
dyspraxie, j'ai ressenti à la fois un immense soulagement (pour
la première fois, un mot décrivait ce que vivait mon enfant
et des gens me donnaient des
outils précis pour l'aider) et une immense colère : en effet,
cela fait maintenant plus de 4 ans qu'Alexandre est suivi, examiné,
analysé par des
médecins de tous bords (neurologue, ophtalmologue, neuropédiatre,
pédopsychiatre, orthoptiste, psychothérapeute, éducateur
spécialisé) et pas UN
à ce jour ne nous a dit clairement qu'il existait un trouble cognitif
qui s'appelait dyspraxie et qu'étant donné les symptômes
présentés par Alexandre, il y avait de fortes chances qu'il
soit dyspraxique.
J'ai immédiatement imprimé les infos de
votre site et je les ai donnés à tous ceux qui le suivent,
ainsi qu'à sa maîtresse.
Nous habitons Paris : Alexandre est en grande section
de maternelle et présente, depuis la moyenne section, des
difficultés sérieuses en graphisme. Cela était attribué
à un retard psychomoteur général (il a tenu sa tête
à 9
mois, marché à 18 mois, parlé à 3 ans) qui
restait inexpliqué médicalement (IRM, Scanner, recherche
de maladies génétiques et autres tout à fait
négatifs).
Comme Alexandre progressait sur tous les autres plans.
-langage (c'est un grand bavard, très drôle, très
curieux des mots les plus précis et les plus compliqués)
-sociabilité/intégration/participation au monde (toujours
un petit peu en marge des groupes d'enfants mais bien intégrés
quand même et très facilement
aux adultes)
-locomotion/agilité (il fait du vélo avec petites roues,
du judo, danse et court, certes avec des maladresses mais de moins en
moins)
et qu'il était suivi régulièrement
depuis ses 1 1/2 dans un CMPP -par une psychothérapeute (2 séances
par semaine avec les parents, puis avec
moi toute seule puis aujourd'hui tout seul 1 fois par semaine)
-par une équipe d'éducateurs spécialisés (jardin
de maternelle au sein du CMPP avec un groupe de 5 enfants pour 3 adultes
spécialisés qui s'occupent
d'eux, 2 après-midi par semaine puis depuis la rentrée 2003
1 après-midi par semaine),
- par des rendez-vous réguliers avec la pédopsychiatre du
CMPP (qui le suit depuis qu'il a 1 1/2)
Qu’il est également régulièrement
examiné.
-par un ophtalmo (il est fortement hypermétrope et porte des lunettes)
-par un orthoptiste pour des bilans réguliers et par un orthoptiste
en cabinet en ville pour de la rééducation (seulement depuis
Avril 2003).
Bref, tout le monde s'accordait à dire qu'Alexandre
progressait à son rythme, plus lentement que la normale mais que
tout cela évoluait dans le
bon sens et qu'il fallait continuer comme ça...
La seule fois où le mot dyspraxie a été
prononcé, c'est à l'issue d'une observation d'Alexandre
en hôpital de jour pendant trois semaines à
dans le service de pédopsychiatrie. Il venait d'avoir 4 ans et
le bilan final mentionne des troubles "visiopraxiques".
Nous avons donc essayé de nous faire expliquer
ce terme, sans qu'il soit non plus mentionné comme une information
capitale concernant Alexandre. C'était
là, parmi d'autres choses. Nous avons réussi à comprendre
que c'était un problème de visualisation dans l'espace et
que cela lui poserait
probablement des problèmes au moment de l'apprentissage de l'écriture.
Aucune indication, aide, pistes à suivre, adresses, contacts pour
se renseigner plus avant, pour savoir si le corps médical pouvait
intervenir
sur ce problème, comment y remédier...et surtout personne
ne nous a fait prendre conscience que les difficultés dans l'apprentissage
de l'écriture
allait être bien réelles et qu'il y avait des choses à
mettre en place pour l'aider à surmonter ces problèmes et
que ces aides pouvaient être intégrées
à la vie scolaire.
Ces problèmes spécifiques ne nous ont jamais été
présentés comme tels, mais comme un paramètres parmi
d'autres.
Ce n'est qu'en Septembre 2003, à l'occasion d'un
bilan orthoptique de contrôle, que l'orthoptiste nous a conseillé
de nous mettre en rapport avec
une association, dont la mission est de mettre en place un suivi des enfants
malvoyants, en l'intégrant à la scolarité.
A ce moment là, nous avons surtout entendu le terme "malvoyant",
pensant donc que les problèmes d'Alexandre provenaient majoritairement
de sa
mauvaise vue.
L'équipe a proposé de prendre Alex en charge (il est à
la limite de la malvoyance avec 3 et 4 en acuité visuelle) et nous
a proposé d'effectuer
des bilans par un psychomotricien, un ergothérapeute et un ophtalmo.
C'était la première fois qu'on nous proposait un bilan spécifique
en psychomot et en ergothéraphie.
Un instituteur spécialisé pour malvoyants a vu Alex en classe
et a fait part de ses doutes quant à un problème visuel
uniquement.
C'était il y 3 semaines environ; Il y a quelques jours, j'ai cherché
à faire une recherche sur internet avec le terme "visiopraxique"
: rien. Puis j'ai
essayé "pathologie oculaires" et de fil en aiguille,
je suis arrivée à "dyspraxie" et sur votre site.
Je ne sais même pas si vous pouvez imaginer ma surprise, puis mon
dégoût, puis ma colère envers cette cohorte d'experts
qui nous a dit que nous
faisions tout ce qu'il y avait à faire et que nous n'avions qu'à
continuer comme cela sans jamais nous dire que la dyspraxie existait.
J'ai écrit ce très long e-mail parce que
l'aventure d'Alexandre (et celle de son père et moi même)
peut peut-être servir, comme témoignage, à d'autres
parents.
D'autre part, je suis à la recherche de toute
info et/ou conseil de la part de parents, concernant l'entrée en
primaire d'Alex. L'école nous parle d'un
CP adapté...nous aimerions qu'il reste intégré à
un CP "normal" mais peut-être n'est-ce pas la meilleure
solution...
Enfin, je tiens à vous dire que votre site est
absolument remarquable pour
sa clarté et pour la qualité des informations qu'il dispense
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